Un défi photo amical
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Un défi photo amical

« Marie-Christine Bernard, vous êtes jumelée à Guy Langevin ». Je monte sur la scène, nous nous présentons l’un à l’autre et allons rejoindre les couples déjà formés en attentant d’en savoir plus sur les règles du jeu. Nous en profitons pour faire connaissance. Je suis content, je crois que la chimie va opérer.

Le but de l’exercice est simple. Le Salon du livre du Saguenay–Lac-Saint-Jean célèbre ses 50 ans. Pour souligner l’événement, celui-ci s’est associé au festival Zoom Photo qui a eu l’idée de jumeler, au hasard, 25 auteurs et 25 photographes de presse. Ainsi réunies, ces équipes ont une journée pour parcourir la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean et la photographier en s’inspirant des textes de l’auteur.

Marie-Christine et moi nous donnons rendez-vous le lendemain matin à 6 h dans le lobby de l’hôtel. Les images finales seront remises au plus tard à 18 h en salle de presse. Elles devront se conformer aux directives suivantes : trois photos en lien avec le texte de l’auteur, deux libres au choix du photographe et une autre sous le thème de l’eau; le tout photographié dans des lieux assignés.

La raison me dicte d’aller me coucher, il faudra me lever tôt le lendemain. Le coeur me dit plutôt de rejoindre les photographes au bar. Après tout, j’ai l’opportunité de prendre un verre avec certains des photojournalistes les plus en vue de la province. J’admire secrètement le travail de plusieurs d’entre eux et, malgré ma timidité, je jubile à les entendre palabrer. J’ai affaire à une bande vraiment sympathique et il règne une ambiance de franche camaraderie.

La raison me dicte d’aller me coucher, il faudra me lever tôt le lendemain. Le coeur me dit plutôt de rejoindre les photographes au bar.

— Mon appareil fait 9 images secondes, je devrais être bon pour terminer mon mandat en moins de deux!

— Moi j’ai apporté une pièce d’équipement dont je ne me sers que très rarement : un trépied.

— Tu as bien fait, là où tu vas tu auras probablement à t’en servir pour te protéger des ours.

— Dites, les gars, il est sérieux?

À 12 $ la bière, on décide d’un commun accord qu’il est temps de monter à nos chambres.

Je lis et relis les touchants extraits de Marie-Christine. L’un raconte le décès tragique d’un enfant ingérant une huître crue sur la plage et le second, une dame luttant contre le cancer. La nervosité me gagne et je vois défiler chaque heure. À 4 h, je n’en peux plus et décide de me lever.

Dans le lobby, Marie-Christine est fidèle au rendez-vous. Sa gentillesse et sa générosité ont tôt fait de me détendre. C’est une conteuse hors pair et je suis privilégié de l’entendre me décrire sa région, qu’elle adore de toute évidence. Nous visitons les lieux qui nous sont assignés et j’appuie sur le déclencheur à gauche et à droite quand je perçois des images pouvant se marier aux textes soumis.

On ne voit pas la journée passer et il est déjà l’heure de retourner à la salle de presse afin de jeter un oeil sur la récolte et sélectionner les images.

Nouveau stress! Vais-je être à la hauteur? Oh et puis après! J’ai eu un plaisir fou et ce soir, je célébrerai avec mes nouveaux amis. C’est aussi ça, la photographie.

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